NON c'est NON__________
MANIFESTER à Strasbourg de 14h à 16h et revenir le soir même à Paris, c'est le challenge que s'étaient fixés les manifestants qui empruntèrent le train affrêté par Attac, un certain samedi 11 Février à 7h15 du matin, avec comme mission, dire NON à nouveau à la proposition Bolkestein.
La petite troupe arriva à Strasbourg vers 11h 45 avec un beau soleil, bien réjouissant vu les températures !
Le temps de goûter aux plats locaux, la manifestion s'installa place de l'étoile.
Dans le "carré de tête", on distinguait Marie - Georges et le petit facteur mitraillés par les photographes.
Après avoir écouté les orateurs (En particulier le discours de Francis Wurtz, président du Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique qui fit le point sur l'état de la discussion concernant la directive au parlement), la manifestation qui piaffait d'impatience s'élança et emprunta les bords de l'Ill pour se diriger vers le Palais des congrès.
Composée du coté allemand d'importantes délégations syndicales et d'ATTAC et du coté français, de plusieurs syndicats (SOLIDAIRES , FSU, CNT... ) et de divers mouvements politiques ou associatifs (LCR,PCF, MRC, ATTAC,VERTS, Alternative libertaire, Agir ici, APEIS..) les manifestants parcoururent la ville avec comme principaux slogans: STOP BOLKESTEIN, PRESERVATION DU SERVICE PUBLIC, INTERNATIONAL SOLIDARITE
L'internationale (de circonstance), chantée dans les deux langues, fut reprise maintes fois.

Environ 5000 manifestants défilérent ainsi pendant deux heures. Peu de strasbourgeois sur les trottoirs et dans les rangs de la manifestation mais une visible et attachante solidarité entre les Attac et les syndicats venant des deux cotés de la frontière.
Des banderoles imposantes joliment illustrées, des personnages déguisés, hauts en couleurs et des orchestres conjuraient à partir de 15 heures un temps devenant plus menaçant.
Empruntant le parcours du tramway dans la dernière étape, les manifestants ralliaient vers 16 heures le palais de la musique et des congrès.
Sur les parkings où stationnaient les cars , on écouta les discours (traduits en français) des délégations allemandes, satisfaites de la manifestation puis leurs chansons et tambours dans une ambiance "ce n'est qu'un au revoir" qui réconforta tous les participants.
Et enfin retour en train , vers Paris, des militants de ce weekend peu ordinaire, armés de victuailles du terroir et de la conviction que ces voyages donnent l'occasion d'échanger.
Certains un peu endormis, d'autres un peu frigorifiés ( un wagon non chauffé) et tous, dans l'attente des réactions de la presse et des JT, arrivèrent à la gare de l'est à 23 h40.
D'autres rencontres entre militants d'Attac des 2 bords étaient prévues en soirée à Strasbourg ainsi que le lendemain ainsi qu'une mobilisation continue jusqu'au 14 février où 30 000 manifestants de la confédération européenne des syndicats (CES) étaient attendus devant le parlement.

Avec comme CAUSE COMMUNE: refuser une concurrence déloyale des travailleurs et professions des pays européens à faible coût de main d'oeuvre et comme mot d'ordre, le respect du vote du 29 mai contre une europe libérale et une harmonisation sociale par le haut entre états européens